PréambuleC'est un passage obligatoire si l'on considère que le Théâtre est un art populaire. S'interroger sur le renouvellement du public n'est pas seulement une question institutionnelle (ou commerciale), c'est durablement une question que nous abordons, nous, compagnie théâtrale, parce que nous considérons que le théâtre est un art collectif. Dans collectif il n'y a pas que des artistes entre eux, il y a aussi le rapport au public. Nous ne parlons pas de plaire au public, ni de répondre à ces besoins. Quels sont-ils d'ailleurs? Il s'agit plutôt de partager nos questionnement, nos poèmes, notre fantaisie, nos décalages, nos points de vue, c'est-à-dire nos spectacles avec un public élargi à ceux qui ne pratiquent pas obligatoirement la langue théâtrale et avec qui nous entrons en dialogue. Nous ne voulons pas pour autant du théâtre ethnique ou communautaire.  Complicité, ambition politique C'est une exploration que nous, compagnie indépendante (ou plutôt très dépendante) ne pouvons faire seul. Il faut de l'argent public, une politique culturelle, de l'implication permanente sur des terrains inhabituels: quartiers isolés, milieu rural.... C'est pourquoi, particulièrement dans ce secteur, nous collaborons avec des partenaires très divers du monde social, éducatif, socio culturel et aussi celui de l'animation, pour bien différencier "les fonctions spécifiques du théâtre".
Les Clairs soleils Nous avons décidé il y a cinq ans de rencontrer la population d'un quartier Bisontin et de partager avec lui nos ambitions théâtrales. Nous travaillons sur des axes simples :
- Ne rien brader de nos exigences théâtrales sous prétexte que nombre de cette population, ne va jamais au théâtre. - Ne pas succomber au communautarisme, même si c'est plus rassurant de s'adresser à une seule catégorie de personnes. - Rechercher les mélanges de populations dans toutes nos activités de spectacles où d'ateliers: personnes du quartier, personnes des autres quartiers (notamment du centre ville). - Déplacer les publics: ceux des autres quartiers vers les Clairs soleils, ceux des Clairs soleils vers les théâtres du centre ville. Nous intervenons dans le cadre d'un Contrat Urbain de Cohésion Sociale avec la Ville de Besançon. Nous collaborons avec un collectif qui s'est inventé progressivement et qui regroupe autour de la MJC du Loutelet, installée dans le nouveau centre Martin Luther King, des éducateurs de rue, le CCAS de la Ville de Besançon, des bénévoles d'associations diverses, des collèges et des habitants. Nous avons crée un grand nombre de petits événements qui ont vu un public s'accroître, s'investir et se déplacer au Théâtre, tant dans le quartier, qu'en ville. Statistiquement, nous pouvons affirmer qu'en 2008, nous réunissons en moyenne une petite centaine de spectateurs à chacune de nos propositions.Cinq ans auparavant, c'était trois ou quatre fois moins. Descriptions et exemples: Nous ne pourrions tout détailler pour témoigner de notre travail. Les contraintes que nous nous sommes imposées ne nous ont pas empêché la liberté d'action et d'inventions. Nous avons investi des lieux divers pour y faire du théâtre en extérieur comme en intérieur: Bibliothèques, MJC, parking, hall d'immeuble, bus, collège, spectacles en appartements, déambulations poétiques et champêtres... Les événements se sont crées autour de rituels classiques du quartier (fêtes de quartiers qu'il nous arrive de mettre en scène) ou autour d'évènements autonomes en lien avec notre actualité théâtrale (présentations d'ateliers, répétitions, créations ou autre). Il faut ajouter à cela les sorties organisées en groupe ou en petit comité pour aller au théâtre "en ville". Voici quelques exemples : 17 Octobre 61"Paris un son liquide, un air de Jazz dans la tête.Secoue -la, Qu'est ce qui tombe? Des Algériens tout mouillés de Seine et de sang. Caractéristiques : pas de traces, sont-ils solubles dans l'eau de rivière? Insensibles aux photos flash de l'époque. Des envahisseurs? C'était une nuit, ce genre de nuit qu'on oublie, qu'on gomme pour garder Belle Histoire, belle tenue..." Évocation au travers de plusieurs lectures et de textes théâtraux de cet événement historique à peine dévoilé (souvent confondu avec "Charonne") des massacres d'algériens le 17 oct. 1961 à Paris. Pourquoi une telle initiative? Savoir, comprendre et vivre mieux, un homme reconnu est plus heureux, non? En savoir plus sur Octobre 61  Model's
Adaptation de "Flux tendu", texte de François Migeot. Présentation d'atelier au Centre dramatique National de Franche-Comté à Besançon dans le cadre de Rencontres Jeune Création. Cet atelier adulte de 18 à 67 ans a répété toute la saison 2004 dans le quartier des Clairs Soleils.
En savoir plus sur Model's Safari BanlieueSafari Banlieue est un évènement théâtral qui a eu lieu Samedi 2 février 2008 sur le quartier des Clairs Soleils, aboutissement d'un travail d'action culturelle de 5 ans de la Compagnie La Grave et Burlesque équipée du cycliste dans ce quartier. Un des objectifs majeurs de cet évènement est de médiatiser et de mettre en valeur le travail porteur et conséquent réalisé par la Compagnie en collaboration avec les acteurs du quartier des Clairs Soleils (MJC, Bibliothèque, associations...). Un autre objectif de cet évènement est d'amener un public extérieur au quartier vers le quartier des Clairs Soleils. Safari Banlieue est bien évidemment un titre ironique qui veut, à travers un évènement théâtral festif et convivial, traiter de façon burlesque des fantasmes que l'on projette sur « La Banlieue ». Ce projet inclue naturellement les partenaires du quartier avec qui nous avons déjà travaillé et la population avec laquelle nous avons tissé des liens importants. Il réunit également un atelier de théâtre amateur, actif sur Clairs Soleils depuis trois ans déjà et une équipe de comédiens professionnels En savoir plus sur Safari Banlieue  Théätre dans la Cité En savoir plus sur Théatre dans la Cité
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