Y en a plus bon : Adaptation et mise en scène Mohamed Guellati avec Anissa Daoud.Ce spectacle s'appuie sur l'assemblages de textes historiques, de pamphlets anti-colonialistes, de témoignages de l'époque impériale française, d'aberrations scientifiques, de théories raciales, de dates clés, de poèmes enflammés. Il s'agit d'un surplus historique qu'on a du mal à mettre dans les livres scolaires, d'un amas de savoir essentiel à transmettre absolument et qui ferait tant de bien. Assemblage de textes de Frantz Fanon, Aimé Césaire Kateb Yacine, Mouloud Feraoun, Mohamed Guellati, archives diverses... Spectacle-débat : Y en a plus bon est une proposition artistique particulière : Suite au parcours poétique de la comédienne, on bascule immédiatement sur un échange avec le public, mené par le metteur en scène Mohamed Guellati. Le racisme n'est pas une fatalité. Le spectacle-débat "Y en a plus bon" est l'occasion d'aborder nombre d'images et de clichés qui nous fondent encore aujourd'hui, souvent malgré nous. Nos représentations de "l'Autre" : l'Arabe, le Chinois, la Femme... sont, c'est banal, un héritage des constructions littéraires, journalistiques, historiques et populaires. Nous avons le choix de trouver leurs origines et de les mettre tranquillement en question, sans culpabilité. Si nous explorons la période coloniale franco-algérienne, il ne s'agira pas de faire de "Y en a plus bon" un spectacle "victimaire" avec les gentils indigènes d'un côté et les méchants colons de l'autre. Ce n'est pas non plus un spectacle de savants, même s'il nous arrive d'en accueillir dans nos rencontres. Il s'agit d'un spectacle-débat pour nous interroger. Nous avons, comme le titrent certaines émissions choc, "le droit de savoir" et d'analyser nos réflexes et nos automatismes envers "l'Autre". Le débat, à l'issue de la pièce, n'est pas un simple échange où nous aurions réponse à tout. C'est un moment de paroles et d'expressions durant lequel nous pouvons mutuellement démonter les mauvais mécanismes qui nous encombrent.
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